Modèle de prévision pour installations photovoltaïques

Les chercheurs luxembourgeois ont travaillé sur deux niveaux : D’une part sur le calcul de  la performance qu’une installation donnée peut produire à un moment et à un endroit donnés à partir de prévisions météo, de rayonnement et de température. Ces données ont été compilées avec les données dont disposaient les chercheurs sur les installations au Luxembourg : exposition, inclinaison, âge, modèle…

D’autre part, il s’agissait de collecter  des données d’installations de référence pour comparer les prévisions à la performance réelle. Le défi est de taille lorsque la météo est instable – surtout au Luxembourg. La petite surface du pays complique les extrapolations et augmente les fluctuations. Ainsi, un nuage imprévu joue un rôle important, d’autant plus pour des prévisions sur un laps de 15 minutes. De tels phénomènes peuvent être compensés plus facilement pour des régions plus étendues.

C’est pour cette raison que le modèle vise à réajuster la prévision en la comparant à la performance réelle. C’est d’ailleurs cette approche qui rend le projet unique. Bien que l’approche ne soit pas encore pleinement développée, les résultats sont prometteurs. Les prévisions spécifiques pour les sites montrent de bonnes tendances par rapport aux valeurs mesurées.

A moyen terme, des prévisions précises vont jouer un rôle important pour les fournisseurs d’énergie et les gestionnaires de réseaux. L’augmentation de la part des énergies renouvelables dans les réseaux oblige les fournisseurs à les prendre davantage en compte et de compléter, le cas échéant, leur besoin en électricité sur le marché Intraday. Pour les gestionnaires de réseau, les prévisions jouent un rôle pour la stabilité du réseau : ils savent à l’avance quel type d’énergie alimentera le réseau à quel endroit.